Le dernier testament de Ben Zion Avrohom – James Frey

Tout y est, presque, dans Le dernier testament de Ben Zion Avrohom : deux des quatre  rédacteurs du Nouveau testament : Marc et Matthieu, la relativité du prophète puisqu’il est reconstitué selon les témoignages de ceux qui le croisent, comme dans le Nouveau Testament, les noms des “disciples” notés en bas de page dans les chapitres les concernant dans l’édition Flammarion, eux qui abandonnent tout, ou presque pour suivre le prophète. Un prophète d’un genre particulier, niant le(s) Dieu(x) des textes sacrés pour répandre l’amour, qui consiste en un éclair de lucidité et plus si affinités (souvent bien plus). La dénonciation des institutions religieuses est  assez facile (James Frey confond souvent les textes sacrés avec leur appropriation culturo-politico-sociale pas toujours reluisante certes…), et surtout très répétitive (c’est long parfois…), mais n’oublions pas que l’Amérique d’aujourd’hui a encore son lot d’obscurantistes, et que les discours belliqueux s’engageaient encore il y a peu avec l’oriflamme des croisés. Un livre qui aurait mérité d’être raccourci, mais qui vaut le détour. Une langue parfaitement maîtrisée malgré la diversité des personnages, et une interrogation latente passionnante : quels sont les leviers de la construction du charisme. Car Ben n’est pas né prophète, il l’est devenu.

Image

 

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s