Tremble, Aztlan !

Quand j’aurai un million de bisons à mes côtés, j’irai présenter les réclamations d’une nouvelle nation au gouvernement américain (…).

Une fois par siècle, vient un homme choisi pour parler au nom de son peuple. Qui peut dire que je ne suis pas un de ces hommes ? (« Mémoires d’un bison », premier tome des mémoires d’Oscar Zeta Acosta – Tusitala 2013)

Nous avions quitté Oscar Zeta Acosta, avocat d’Hunter S. Thompson, sur cet air de lendemains qui chantent l’émancipation des chicanos à grands renforts d’insurrection politique. Ça nous avait fait bien rire : après 300 pages de défonce et d’errance, voilà que l’avocat loqueteux se taillait un costume de sauveur, que le bison se laissait pousser des ailes… On avait refermé ces chroniques de junkie amusée, fascinée et touchée par cette drôle de présence au monde, aussi massive qu’elle était fêlée de partout, rassasiée d’amphets et de vice pour un bout, mais surtout, fort curieuse de la suite… Et si le bouffeur de guacamole n’avait pas fini de nous surprendre ?

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